Tours, 59 rue Néricault-Destouches
Hôtel du Général Camors.
Crédits : Photo © Ophélie Delarue
La ville de Tours acquiert l’hôtel Camors, situé au 59 rue Néricault-Destouches, pour le mettre à disposition du CESR, le Centre d’Études Supérieures de la Renaissance, fondé en 1956 [CESR]. L’ancien hôtel Camors qui fut construit au XVe siècle (très remanié au XIXe siècle et au XXe siècle pour abriter le CESR) est flanqué d’une tour d’escalier en vis.

L’hôtel s’appuie sur l’enceinte de Châteauneuf. Au Xe siècle, les chanoines de la collégiale Saint-Martin font construire une enceinte autour du quartier canonial et d’une partie du bourg laïc, créant ainsi une ville distincte de la cité antique de Tours. Dans les textes de la fin du Xe siècle, Châteauneuf désigne l’emprise enclose, avant de correspondre au XIIe siècle au bourg laïc associé [Marrot, 2019, p. 269]. La tour cylindrique sud-ouest correspondrait à l’ancienne tour de l’enceinte du Xe siècle. Cette tour en moyen appareil fut remaniée au XIIIe siècle, période à laquelle un premier bâtiment pourrait être associé à l’ensemble. A la base de la tour, se trouve une salle du XIIIe siècle, voûtée de sept nervures. La clef de voûte est ornée d’un personnage tenant un livre [Jeanson, 1973, p. 234].. Au XVe siècle un édifice est attesté complétant cet ensemble, dont il reste l’escalier qui intègre la tour de l’enceinte médiévale au bâtiment de l’hôtel Camors. Les premiers colloques du CESR se tiennent dans cette salle dite salle Saint-Martin[ CESR].. Le portail d’entrée et le corps de logis sur la rue Rapin présentent des remaniements du XVIIIe siècle [Base POP, IA00112040].

Bibliographie
Base POP, IA00112040. Voir le dossier numérisé.
Historique du CESR, publié sur le site internet du CESR.
Jeanson Denis, Sites et monuments du grand Tours, Tours, Astragale, 1973.
Marot Émeline, « Les caves et niveaux bas de l’habitat médiéval de Châteauneuf à Tours », dans Salamagne Alain, Alix Clément, Gaugain Lucie (dir.), Caves et celliers dans l’Europe médiévale et moderne, Tours, Presses universitaires François-Rabelais, 2019, p. 269-285.